Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

Assurance-emprunteur : des perdants et des gagnants trois mois après

Assurance-emprunteur : des perdants et des gagnants trois mois après
  Assurance
Assurance-emprunteur : des perdants et des gagnants trois mois après

Depuis le 1er janvier, avec l’amendement Bourquin, les emprunteurs ont le droit de renégocier chaque année le contrat qui assure leur prêt immobilier. Et cette nouvelle donne a eu des répercutions pour les banques et les emprunteurs.

Qu’est-ce que l’assurance-emprunteur ?

L’assurance-emprunteur est une assurance qui n’est pas obligatoire mais que les banques imposent systématiquement pour valider un emprunt immobilier. Elle protège les banques contre d’éventuels impayés dans le cas d’un décès, d’un accident ou d’un licenciement. Ainsi, l’assurance-crédit s’engage à rembourser le capital restant dû à l’organisme prêteur. L’assurance emprunteur est devenue une composante importante du coût du crédit. Comme les taux ont beaucoup baissé, le poids relatif de l’assurance pèse lourd dans son coût total : jusqu’à 25-30% du montant du remboursement mensuel.

L’emprunteur a le choix entre l’assurance de sa banque ou celle d’un concurrent (la « délégation d’assurance »). Jusqu’à l’entrée en vigueur de la loi Sapin II, les emprunteurs pouvaient résilier leur contrat d’assurance-emprunteur à tout moment durant la première année. Depuis le 1er janvier 2018, il est possible de le résilier chaque année sans frais et sans justification.

300 millions d’euros perdus pour les banques en trois mois

En trois mois, depuis la décision du conseil constitutionnel qui valide l’amendement, les banques ont vu partir certains assurés : le manque à gagner pour les établissements de crédits seraient de 300 millions d’euros selon un site internet de courtage en assurance de prêt immobilier. Les banques pourraient perdre 1.2 milliard d’euros de revenus futurs cette année.

Pour freiner le nombre de départs des assurés, les établissements font « des contre-propositions sous forme de réajustement de prix ou de rajout de garanties », dixit un responsable du Crédit Agricole Assurances interrogé par le Figaro.

78% des emprunteurs souhaitent changer d'assurance prêt

D’après un sondage réalisé par le comparateur de prêt Magnolia.fr, 78% des emprunteurs comptent bien bénéficier de cette mesure pour changer d’assurance emprunteur. La proportion de Français informés de la possibilité de changer d’assurance emprunteur augmente aussi considérablement. Entre novembre 2017 et mars 2018, elle est passée de 33 à 79%.

Mais 52% des personnes interrogées déclarent aussi ne pas savoir comment s’y prendre. L’idéal, si on se sent un peu perdu, est de passer par un courtier en assurance.

Il est préférable de passer par un courtier pour changer d'assurance emprunteur

Le rôle du courtier en assurance est de mettre en relation le particulier avec la compagnie qui propose la meilleure offre prix/garanties sur le marché. Le service spécialisé dédié à l’assurance emprunteur, et partenaire privilégié de Crédigo, est Assurgo. Riche de ses années d’expertise, Assurgo négocie pour vous, la meilleure solution et vous accompagne dans les démarches avec la banque.

N’hésitez pas nous contacter directement si vous souhaitez recevoir des renseignements sur Assurgo
Nos conseillers sont à votre écoute au 03 22 66 56 56.

Attention toutefois à la date d’anniversaire de votre contrat d'assurance !

L’amendement Bourquin n’est toutefois pas assez clair sur un point : le choix de la date d’anniversaire de la conclusion du contrat qui détermine la date de la possibilité de résiliation. Un délai de préavis de deux mois est demandé.

Doit-on prendre en compte la date d’édition de l’offre de prêt, la date de signature de l’offre, la date d’effet du contrat ou celle de la demande d’adhésion ? L’UFC Que choisir conseille donc d’abord, avant de commencer toute démarche, de bien vérifier la date inscrite sur le contrat d’assurance et si elle n’apparaît pas l’association, elle propose d’envoyer une lettre avec AR, type mise en demeure, pour demander à la banque à la date d’échéance annuelle du contrat.

Si la banque ne répond pas à ce courrier, l’UFC Que choisir estime que les clients pourront adopter la date d’anniversaire qu’il souhaite tout en respectant le délai des deux mois ». Le plus simple serait sûrement que le législateur s’empare de la question et la tranche une fois pour toute.

Lydie Dabirand

Articles en relations :

 

Twitter icon
Facebook icon