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Etudes supérieures, un véritable enjeu financier pour les parents

Etudes supérieures, un véritable enjeu financier pour les parents
  Economie
Etudes supérieures, un véritable enjeu financier pour les parents

Faire des études supérieures a un coût qui se monte à plus de 7000 euros en moyenne par an et par enfant (8.000 euros si l’étudiant ne loge pas chez ses parents). Les parents sont prêts à épargner ou faire un emprunt pour financer les études de leurs enfants.

Les écoles de commerce plus chères que la fac

En France, par an et par enfant, une année scolaire en fac ou en grande école coûte 4.803 euros en moyenne. A l’échelle mondiale ce chiffre est de 6.706 euros. Mais dans ce chiffre n’apparait pas les dépenses de logement, nourriture, manuels scolaires, transports, assurances… Une autre étude de l’organisme de crédit Cofidis estime que le coût moyen, en incluant ces frais, est de 7.118 euros ou 8.461 euros si les études sont effectuées loin du domicile familial.

Bien sûr, ce chiffre varie selon que vous allez à la fac (6.473 euros) ou en école de commerce (10.735 euros). Les 7.118 euros se ventilent comme suit : 2.107 euros dans le logement, 1.897 euros dans les frais de scolarité et 1.182 euros dans la nourriture.

Des studios du simple au double de Paris à Saint-Etienne

Le poste logement est élevé. En moyenne, selon une étude de la plateforme de location entre particuliers LocService.fr, le loyer d’un étudiant est de 499 euros (pour un studio de 24 m2). Mais comme toute chose, il s’agit d’une moyenne car un étudiant parisien va, lui, payer 839 euros (contre 587 euros à Nice ou 343 euros à Saint-Etienne). Bien sûr les villes les plus attractives (Paris, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Lille et Nantes) affichent des loyers plus hauts.

Les étudiants recherchent en majorité des studios et de T1 et 21 % d’entre eux plébiscitent la colocation. Pour se loger, ces jeunes ont tous besoin d’un garant en cas de location. Peu d’étudiants (3%) demandent à profiter de dispositifs d’aides comme anciennement Clé (Caution Locative Etudiante).

A noter que la garantie Visale, qui remplace le système Clé, a été élargie à tous les jeunes jusqu’à leurs 30 ans.

Comment financer le budget étude ?

Les études des enfants sont surtout un véritable enjeu financier important. 46% des parents français sont prêt à s’endetter pour payer les études supérieures, c’est moins que la moyenne mondiale de 60%. 72% des parents français que le financement des études est plus important qu’un investissement ou de l’épargne à long terme.

Beaucoup de parents (8 sur 10) anticipent cette dépense en ouvrant un livret A par exemple. Mais les professionnels de la finance conseillent plus de souscrire une assurance-vie, produit plus rentable et plus souple (pas de plafond par exemple). La moitié des parents prévoient cette épargne et commence dès l'année de seconde, au tout début du lycée. Une partie d’entre eux poussent leurs enfants à faire des petits boulots pour payer ces études. Selon une étude de la banque HSBC (the value of education) 69 % des étudients ont une activité rémunérée pendant leurs études. 

10% des parents souscrivent un crédit à la consommation. Quand l’épargne n’est pas suffisante, un prêt étudiant est possible avec des taux très bas. Seules 6% des familles financent les études grâce à ce type de prêt. Il s’agit d’un crédit non affecté mais qui se rembourse en différé. Les échéances commencent à courir à la fin des études, quand le jeune a trouvé un travail et peut rembourser.

A savoir : il existe des prêts étudiants garantis par l’Etat (sans caution parentale) pour les moins de 28 ans. Les banques qui le proposent sont : la Société générale, Banque Populaire, Crédit Mutuel, CIC et Caisses d'épargne.

En juillet 2018, le gouvernement a mis en place une aide ( de 200 à 1000 euros) pour les bacheliers qui acceptent de faire leurs études loin de chez eux. 10.000 jeunes pourraient la toucher. Cette aide sera proposée par le rectorat aux bacheliers dont les vœux exprimés sur la plateforme Parcoursup ont été refusés.

Cette somme sera versée par le Crous (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires) en début d’année. Elle pourra se cumuler « avec une bourse sur critères sociaux, une allocation annuelle, une aide ponctuelle, une aide à la mobilité internationale ou une aide au mérite ». Si vous êtes intéressé, vous pouvez dès à présent déposer un dossier de demande d’aide à la commission régionale d'accès à l'enseignement supérieur (CRAAES).

Lydie Dabirand

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