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FinTechs, des start-up qui concurrencent les banques
  Digital

Fintechs, ces start-up encore méconnues du grand public qui gagnent du terrain sur les banques et font maintenant parties du paysage financier en France.

FinTech, expression anglo-saxonne issue de la contraction « finance » et « technologie » : c'est une start-up innovante qui utilise la technologie pour repenser les services financiers et bancaires.

Qu’apportent-elles ? Pourquoi privilégier ces entreprises plutôt qu’une banque traditionnelle ? Quelles sont les conséquences de l’arrivée de ces nouvelles entreprises pour les banques ?

Que proposent les Fintechs ?

Les FinTechs se servent des nouvelles technologies afin de créer de nouveaux services financiers. Leurs petites tailles entraînent une souplesse dans la gestion de ces nouveaux services et les rendent donc plus compétitives. Cette agilité organisationnelle permet à ces nouvelles entreprises de gagner du terrain sur les banques traditionnelles :

1. Délais de communication faibles

Les Fintechs, par les technologies digitales, proposent une réduction significative des délais d’échanges entre le client et l’entreprise. Elles affichent seulement 2 ou 3 jours pour un retour au client contre une quinzaine de jours pour les agences traditionnelles.

2. L'utilisation du "Big Data"

Le big data permet aux FinTechs de proposer aux clients, des services beaucoup plus rapides et efficaces. La mise à disposition des nouvelles technologies et des services numériques innovants est rendue possible grâce à l’analyse des données de masse fournies par de puissants algorithmes. Ces outils de « data science » décryptent, croisent les informations et offrent des solutions adaptées aux clients en limitant les risques et les frais.

3. Coûts d'acquisition réduits

Selon la start up « Bolden », une FinTech possède des coûts d’acquisition (Montant de la dépense engagée pour conquérir un client) pouvant être jusqu’à 20 fois moins onéreux qu’une banque classique. En effet, pour une banque en ligne qui propose des services numériques, ce coût est estimé en moyenne à 15€ contre environ 300€ pour les banques traditionnelles.

Vers un changement d’habitude des clients ?

Même si le secteur du financement par les Fintech ne fait que commencer, on peut constater que l’ère du numérique à fortement changé la vision des utilisateurs. En effet, les milleniums (nées à partir des années 2000) perçoivent le secteur bancaire différemment par rapport à leurs ainés.

Ainsi, d’après the Millennial Disruption Index (Site internet américain), les jeunes n'accordent plus autant d’importance aux banques qu'auparavant :

  • 33 % des Milleniums sont prêts à changer de banque dans un délai de 90 jours pour une Fintech
  • 53 % pensent que leurs banques offrent les mêmes services
  • 73 % sont plus intéressé par un service financier provenant de Google, Amazon, Apple ou encore Paypal, que de leurs banques

On y retrouve donc quelques chiffres montrant cette cassure avec les établissements financiers traditionnels.

Banque et Fintech, une collaboration obligatoire ?

Le risque majeur pour une Fintech réside dans le fait de ne pas trouver assez de clients (concurrence forte) ce qui entrainerait une incapacité pour elles à se développer. Pour limiter le risque de faillite, les partenariats avec des investisseurs sont donc primordiaux pour ces nouvelles générations d'entreprises qui souhaitent accentuer leur développement.

Quant aux banques traditionnelles, elles sont conscientes du besoin de renouveler leurs services et de proposer de nouveaux outils. Elles font donc appel à des Fintechs spécialisées pour sous-traiter le développement digital de leurs futures applications et ainsi, amorcer le passage à l’ère numérique plus sereinement.

Pierre E

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