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Immobilier : entre hausse des taxes et bons chiffres

Immobilier : entre hausse des taxes et bons chiffres
  Immobilier
Immobilier : entre hausse des taxes et bons chiffres

Alors que la taxe foncière et d’habitation est en hausse, d’autres chiffres grimpent comme le nombre de ventes de logements anciens ou le pourcentage des Français qui veulent vivre à la campagne.

En octobre c’est le temps des feuilles d’impôts, mais aussi d’études précises et chiffrées sur l’immobilier réel et rêvé en France, les difficultés des propriétaires et locataires… On vous dit tout.

L’automne et les feuilles… d’impôt

L’automne rime avec feuilles… d’impôts et notamment taxes foncières et d’habitation. Le gouvernement avait promis que la taxe d'habitation devait être supprimée pour les 80% de ménages les moins aisés au plus tard en 2021. Et cela devait commencer avec un premier dégrèvement de 30% dès cette année. Mais certains maires et conseils municipaux ont augmenté les taux, annihilant de fait la baisse programmée. 5.680 communes ont fait ce choix, dont 55 villes de plus de 10.000 habitants. Les édiles expliquent cette hausse par une baisse des dotations de l'État à laquelle ils doivent faire face et donc compenser.

Un autre impôt a augmenté dans le même temps : la taxe foncière. Selon l'observatoire des taxes foncières de l'Union nationale des propriétaires, plus de 13.000 communes ont voté la hausse de la taxe foncière cette année pour compenser la disparition à venir de la taxe d'habitation. La ville de Nice affiche même une hausse de 19%.

6 ménages français sur 10 sont propriétaires

Selon l’Insee, dans une étude parue en septembre, au premier janvier 2018 la France compte 36.3 millions de logements (hors Mayotte), dont 82 % sont des résidences principales et 56 % des logements individuels. 60 % des ménages sont propriétaires de leur logement. Le parc de logements dans la métropole a augmenté de 1.1 % par an en moyenne depuis 30 ans. 8% des logements sont vacants. Et le nombre de propriétaires va augmenter car les professionnels de l’immobilier annoncent une année 2018 pour l’ancien avec des records de vente et un volume de transactions à la hausse. Les moins de 40 ans réalisent près de la moitié des transactions selon l’agence Century 21.

Ce qui fait les affaires des caisses de l’État. Déjà en août dernier les recettes fiscales liées à l’immobilier présentaient un excédent de 32.5 milliards d’euros. La TVA sur la construction de logements neufs et la fiscalité dans l’ancien (droit de mutation, frais de notaire…) a permis d’augmenter les recettes.

Autre secteur qui fonctionne bien, celui de l’immobilier d’entreprise qui affiche une hausse de 27 % par rapport au premier semestre 2017 selon la Tribune. Mais cette bonne forme est localisée notamment dans l’Ile de France et très significative dans les espaces de coworking.

La location plus difficile

Quand on n’est pas propriétaire occupant, on peut être bailleur. Et une étude Youse avec Opinion Way montre que les propriétaires ont des réticences à louer leur bien à cause de la peur des impayés, des dégâts matériels mais aussi de la crainte de relations tendues avec les occupants. Conséquence : les propriétaires sont de plus en plus sévères et restrictifs avec les critères de sélection des locataires.

58% des bailleurs interrogés indiquent avoir été confrontés à des cas de loyers non acquittés, des retards de paiement et à une habitation abîmée. Les locataires interrogés estiment à 68 % a estimé qu'il est difficile de louer un logement et ils sont 29 % à déjà avoir essuyé un refus concernant une location notamment à cause du niveau de revenu demandé.

Le retour à la terre, un rêve pour les Français

Le rural a la cote. Une étude, publiée mardi 9 octobre et réalisée par l'Ifop pour Familles Rurales montre une réelle attractivité des territoires ruraux : 8 Français sur 10 estiment que vivre à la campagne serait la vie idéale, tandis que 19% des personnes interrogées sont adeptes d'une vie complètement urbaine.

Cette étude montre aussi un décalage de perceptions entre une partie des interrogés qui associe d’abord la ruralité à des difficultés socio-économiques (46%) et des ruraux qui, dans leur quasi-totalité, se disent satisfaits de vivre dans le monde rural et l’associent spontanément à une qualité de vie remarquable (62%) mais aussi au recul des services publics, aux déserts médicaux et au faible accès à internet.

Une aide à la mobilité à pour les ruraux à l’étude

L’attractivité de la campagne est surtout conditionnée par la présence de services de proximité et de solutions de mobilités avec une offre de transport suffisante. Mais comme ce n’est pas le cas, certains députés de la majorité ont eu une idée : pour compenser l’impact de la hausse du prix des carburants sur les finances des Français habitant en zone rurale, un groupe de députés LREM, a déposé un amendement dans le cadre du projet de loi de finances 2018 proposant la mise en place d’une prime à la mobilité pour les automobilistes ruraux.

Cette prime pourrait être soit sous la forme d’un crédit d’impôt de 150 euros par an (pour les actifs ruraux percevant un salaire net inférieur à 1.710 euros net par mois, soit 4,6 millions de bénéficiaires potentiels selon les informations de France Info) ou la forme d’un crédit d'impôt de 2.000 euros pour l’achat d’un véhicule propre, qui complèterait le bonus écologique de 6.000 euros déjà en vigueur.

Lydie Dabirand

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