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La menace des subprimes automobile aux USA inquiète les marchés
  Economie
La menace d’une crise des subprime automobile.

La montée en puissance des crédits auto contractés dits fragiles, inquiète. La menace d’une crise des subprime automobile préoccupe les marchés financiers.

Une nouvelle crise des subprimes menace-t-elle ?

On se souvient tous de la crise des subprimes de 2008. En 2007, cette crise financière a fortement touché l’économie des États-Unis suite à un trop grand nombre de prêts immobiliers contractés par des emprunteurs jugés dangereux. Le système bancaire américain serait-il de nouveau menacé par une bulle financière ?

D'après la FED de New-York la dette totale des Américains (immobilier, prêts étudiants, cartes de crédit, prêts auto) s'élève à près de 13 milliard de dollars au troisième trimestre 2017, en hausse de 0,9 % (un niveau supérieur au record précédent de 2008). La hausse des encours est due aux cartes de crédit et à des prêts auto. Ces derniers représentent 9 % de la dette totale.

Ce sont surtout les crédits « subprime », c'est-à-dire des crédits accordés aux ménages les moins solvables le plus souvent par des concessionnaires ou des garagistes et non pas par des organismes bancaires. La part de ces crédits atteint 24 % des crédits auto, soit 300 milliards de dollars. 23 millions de consommateurs américains ont un prêt auto subprime.

Un cercle vicieux à surveiller

La menace d’une crise des subprime automobile préoccupe les marchés financiers. Le marché américain de l’automobile serait entré dans un cercle vicieux préoccupant : Les banques, toujours en recherche de nouveaux clients, assouplissent leurs critères d'octroi aux prêts automobile tandis que les concessionnaires accordent de plus gros rabais pour écouler leurs stocks de véhicules invendus, ce qui fait chuter la valeur des voitures d’occasion. Dans le même temps des emprunteurs séduits par ces mesures attractives empruntent pour acquérir une voiture et s’engagent à rembourser des mensualités trop élevées pour leurs revenus, avec la conviction qu’en cas de difficulté, ils pourront toujours revendre leur véhicule à bon prix.

Effet boule de neige ? les banques tentent de rassurer

L’accumulation de mensualités impayées pour les prêts automobiles préoccupe les marchés. Pourquoi avoir peur ? Car les encours des prêts auto ont fait l’objet de titrisation* et ont été revendus à des investisseurs dans des fonds obligataires. En 2007, des obligations s’étaient retrouvées dans des sicav et des fonds communs de placement monétaires, en France, notamment. Une crise aux États-Unis a donc eu un effet boule de neige et s’était propagée.

Selon le Financial Times les établissements financiers les plus exposés à une crise du crédit auto sont Capital One, Hungtington Bancashares, Ally Financial et Santander Consumer USA. Cependant certaines statistique affirment que les sommes en jeu ne sont pas celles qui avaient provoquées la crise immobilière de 2007 bien que la tendance semble s'inverser au 3ème trimestre 2017 avec une production de crédit « subprime plus élevée pour l'automobile (27,2 milliards de dollars) que pour l'immobilier (22,8 milliards) au dernier trimestre.

Il est cependant peu probable que le scénario de 2007 se reproduise. Le danger de ces prêts voiture accordés aux emprunteurs les plus fragiles n’est pas assez important pour déstabiliser l’ensemble du système financier américain même en cas d'éclatement de la bulle. En effet, le prix d’un véhicule est bien moins élevé que le prix d’un bien immobilier ce qui limite les risques de faillite personnelle. De plus, les taux sont également inférieurs comparé aux taux anciennement pratiqués dans l’immobilier.

*La titrisation, est une technique financière qui consiste à transférer à des investisseurs, des actifs financiers tels que des créances (par exemple des factures émises non soldées, ou des prêts en cours), en transformant ces créances, par le passage à travers une société ad hoc, en titres financiers émis sur le marché des capitaux.

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