Prêt étudiant : il peut être garanti par l’Etat

29 Aug 2018
Economie
Prêt étudiant

L’État peut se porter garant d’un prêt étudiant pour un montant maximum de 15.000 euros. Un dispositif à connaître si on n’arrive pas à avoir de garant solvable.

Faire des études a un coût. Il est parfois nécessaire de souscrire un prêt pour payer les frais de scolarité, un ordinateur, le transport, le loyer… Les banques proposent aux étudiants des offres qui présentent des conditions particulières : ce crédit non affecté se rembourse en différé. En cas d’absence de garant, le jeune peut obtenir la garantie de l’État.

Une garantie de l’État sous conditions

Si un étudiant n’a pas de garant, l’État peut dans certains cas se substituer à ce tiers et faire office de caution. Mais attention, des conditions sont à respecter : il faut d’abord être âgé de moins de 28 ans, être français ou ressortissants de l’Union Européenne ou de l’Espace Économique Européen.

Il n’y a pas de condition de ressources ni de caution des parents. Le prêt étudiant doit être d’un montant maximal de 15.000 €, avec un taux en moyenne de 4%. Ce taux est librement fixé par chaque établissement financier et peut varier selon le type d’études poursuivies et le type de remboursement choisi.

La somme empruntée, qui ne doit servir qu’aux études, devra commencer à être remboursée deux ans après la fin de vos études. Les remboursements ne peuvent pas être différés au-delà de 10 ans après la date de contraction du prêt.

Peu de banques proposent ce dispositif. On les compte sur les doigts d’une main : la Société générale, le Crédit Mutuel, le CIC, les Banques populaires et les Caisses d'épargne du groupe BPCE.

Rembourser son prêt étudiant : deux étapes sinon rien !

Un prêt étudiant est un prêt à la consommation mais qui a des modalités de remboursement particulière. Le remboursement s’effectue en deux phases.

La première est dite de différé. Elle s’étale sur 2 à 6 ans, le temps de poursuivre les études. Pendant cette période, l’étudiant peut choisir une franchise partielle et ne rembourser que les intérêts, le coût du crédit en sera moins élevé au terme. Il peut aussi d’opter pour une franchise totale et ne rien payer durant les études.

La seconde phase est appelée "d’amortissement". Elle commence en principe à la fin des études ou plus tard (après une année de césure par exemple) si cela a été négocié avec la banque. C’est là que le crédit lui-même doit être remboursé.

Il est toujours possible d’effectuer un remboursement anticipé du prêt, sans pénalités.

En cas de difficulté, l’État se porte garant pour chaque contractant à hauteur de 70 % du montant total du prêt, hors intérêt. Les 30 % restant sont pris en charge par les banques.

Les conditions générales d’un prêt étudiant garanti par l’État

Le prêt étudiant doit aussi être fait au nom du jeune, sauf s’il est encore mineur, auquel cas il sera fait au nom des parents. Autre condition si le garant est une personne physique, ce dernier doit habiter en France métropolitaine.

Et aux États-Unis ?

D’année en année le montant total de la dette étudiante aux États-Unis ne cesse d’augmenter. Au deuxième trimestre 2018 elle était de 1.500 milliards de dollars, selon S&P Global Ratings, soit 11 % du total de l'endettement des ménages selon les données de la Réserve fédérale de New-York. La dette moyenne par étudiant est de 35.000 euros. On compte aujourd’hui 44 millions de personnes qui se sont endettés pour financer leurs études, et 8 millions d’entre eux sont en défaut de paiement.

Et personne n’y échappe, pas même un ancien président des États-Unis. Ainsi en 2012 Barack Obama a dit dans un discours : « Je suis président des États-Unis et j'ai fini de rembourser mon prêt étudiant il y a 8 ans à peine. Nous avons dépensé plus d'argent pour notre prêt étudiant que pour l'emprunt de notre appartement les 8 premières années de notre mariage ». Aux États-Unis, un jeu télévisé propose même actuellement à des candidats de se faire rembourser leur prêt étudiant.

En 2021 les Français non-résidents fiscaux auront un nouveau système d’imposition qui pourrait fortement en pénaliser certains. En janvier…
28 oct 2019
Economie
Création, suppression ou encore augmentation des taxes, voici un petit tour non exhaustif des points les plus importants à retenir sur la fiscalité…
15 oct 2019
Economie
Le code des impôts et plus précisément l’article 1398 prévoit une possibilité d’être exonéré ou d’obtenir un dégrèvement de la taxe foncière pour un…
30 oct 2019
Economie
C'est un avantage non négligeable de l'investissement dans l'immobilier d'entreprise : son rendement. Ce dernier est très élevé puisqu'il est…
25 oct 2019
Crédit immobilier