Rachat de crédit et chômage partiel - conditions

Rachat de crédit

Quel est l’impact de la crise sanitaire et donc de la généralisation du chômage partiel sur les crédits et notamment le rachat de crédit ? Ce dernier est possible sous conditions. On vous explique…

Le chômage partiel a un impact sur le crédit

Rachat de crédit et chômage partiel - conditions

Lorsqu’on se retrouve au chômage partiel, les revenus baissent et le taux d’endettement augmente si on a des crédits à rembourser.

Si une personne veut emprunter alors qu’elle subit cette situation de chômage partiel, son dossier serait plus difficile à défendre, notamment si elle travaillait dans des secteurs en crise comme la restauration ou l’aéronautique… La capacité d’endettement va être réduite de fait si le salaire a baissé.

Faut-il faire alors un rachat de crédit ?

Pour alléger les charges et réajuster son budget, le rachat de crédit peut être une option à envisager. Mais le fait d’être au chômage partiel est un handicap pour le dossier du demandeur.

Les trois derniers bulletins de salaire seront en effet demandés et pris en compte, et non pas le salaire avant le chômage partiel. Cela va avoir un impact direct sur la capacité d’endettement du demandeur, qui se trouve réduit.

Si la personne est en CDI il sera demandé une attestation de l’employeur avec la date de reprise du travail à temps plein. Ce qui peut être positif pour le traitement du dossier de crédit ou rachat de crédits..

Le dossier sera plus facile à défendre si la personne est en couple avec une personne qui a un emploi dans la fonction publique ou en CDI et en activité : la demande de rachat des prêts sera calculée sur la globalité des revenus du couple.

Effectuer la démarche seul en tant que chômeur est possible mais plus compliqué. Il faut que certaines conditions soient remplies pour optimiser le dossier, comme l’âge, la situation familiale et professionnelle, la nature du contrat de travail et les revenus notamment immobiliers.

Quelques conseils à suivre pour optimiser son dossier

Il faut que le dossier soit complet et surtout irréprochable (avec des relevés de compte avec un solde positif, sans dépenses types jeux d’argent ou compulsives…). Il faut aussi montrer que l’on recherche activement un emploi et joindre des justificatifs concernant sa situation professionnelle antérieure.

Il faut aussi présenter des garanties comme un bien immobilier (pour une garantie hypothécaire), des contrats d’épargne qui pourront faire l’objet de nantissement, une caution. Il faut aussi montrer que l’on pense à l’avenir en épargnant un peu chaque mois.

Il ne faut pas hésiter à faire des simulations sur les sites internet et notamment celui de Crédigo.

La modularité comme autre solution

Si le demandeur a déjà un ou des crédits en cours et que le rachat de crédit n’est pas possible, il y a aussi d’autres solutions. On appelle cela la clause de modularité que l’on trouve dans les contrats de prêts.

Face à une baisse des revenus, le report des mensualités reste une solution appropriée. Le report de mensualités d'un crédit consiste pour l’emprunteur à suspendre, pendant un temps défini avec la banque, le paiement de ses mensualités. Ce temps de pause peut être de 1, 3 ou 6 mois.

Attention toutefois, en cas de report total, l’emprunteur ne paie plus que l’assurance du crédit. Les intérêts calculés mais non prélevés dans l'échéance, viennent s'additionner au capital restant dû. En cas de report partiel, l'emprunteur continue de payer les intérêts bancaires et l’assurance. Le paiement du capital est suspendu.

Selon les contrats signés, il est aussi possible de moduler les échéances à la baisse. Ce qui allonge la durée du prêt et peut entraîner des frais. A voir donc avec son banquier.