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Bourse : forte baisse des bourses mondiales et risque de krach

Bourse : forte baisse des bourses mondiales et risque de krach
  Economie
Bourse : forte baisse des bourses mondiales et risque de krach

Le 5 février, le Dow Jones a perdu 10 % et les autres places boursières ont suivi dans la foulée. Il s’agit là d’une grosse correction des marchés. Si la baisse atteint les 20 % alors on pourra parler de krach boursier.

Lundi 5 février, l'indice Dow Jones a clôturé en baisse de 4,60% à la Bourse de New York. Les places financières asiatiques ont suivi dans la foulée. Paris et le CAC 40 ont aussi affiché des résultats négatifs. Comme beaucoup de spécialistes de la finance l’ont indiqué dans les médias, cette forte baisse n’est pour l’instant pas un krach boursier (pour cela il faudrait une baisse de 20 %) mais une phase de correction des marchés. Le Dow Jones n’a perdu au plus fort que 10 %.

Comment expliquer cette baisse des places financières ?

Pour la seule année 2017, la Bourse américaine a augmenté entre 20 et 30% selon les indices. Elle a battu record sur record et les actions sont chères. Pendant ce temps les taux d’intérêts étaient bas avec des banques centrales très actives et des politiques monétaires accommodantes. Puis il y a eu  un élément déclencheur fin janvier 2018 : la hausse des salaires aux Etats-Unis. Avec le retour de la croissance et une économie américaine qui se porte mieux, les salaires et la consommation affichent une tendance à la hausse, entrainant de fait un risque d’inflation.

Pour limiter cette hausse des prix, les taux fixés par les Banques centrales remontent : suite à la crise de 2009 ils avaient fortement baissé et les banques centrales européennes et américaines ont émis de la monnaie qui valait très peu d'argent pour maintenir les investissements des entreprises et des États.

Le marché boursier s’est alors emballé dans la foulée, surpris par la hausse des taux. « C'est le signal pour les Bourses que l'économie réelle reprend ses droits et qu'on approche de la fin de l'argent pas cher », indique un spécialiste financier dans la presse. Selon ces observateurs des marchés, la baisse ou la stagnation des indices boursiers devrait perdurer au moins quelques semaines peut être même jusqu’en juin.

Des ajustements nécessaires pour faire face à cette crise

Ces baisses sont donc des ajustements effectués dans l’urgence dans un marché qui affichait des chiffres trop élevés côté actions et un argent trop bon marché. A Davos, les responsables du FMI ont bien indiqué : « On n'est pas si éloigné que ça d'une nouvelle crise économique ». Et ajoutez à cela la hausse des prix du pétrole et les indices boursiers chutent.

Les Etats-Unis pourraient donc souffrir de cette crise baissière, qui va entraîner aussi des conséquences en Europe. On peut aussi s’attendre à une remontée des taux notamment en France, décision qui n’a pas été anticipée dans les budgets des états. Rappelons que la France est encore un pays très endetté, le budget hexagonal pourrait donc souffrir de cette remontée des taux. A suivre donc !

Lydie Dabirand

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