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Le crédit renouvelable ne séduit plus les français

Le crédit renouvelable ne séduit plus les français
  Economie
Comment les français utilisent-ils le crédit renouvelable ?

Depuis la mise en application de la loi Lagarde en 2010 sur le crédit à la consommation, le crédit renouvelable aussi appelé revolving est en perte de vitesse, il ne séduit plus les français

Le crédit renouvelable, c'est quoi ?

Aussi appelé crédit revolving ou crédit permanent, le crédit renouvelable est une réserve d’argent mise à disposition du consommateur utilisable en partie ou en totalité quand bon lui semble en fonction de ses besoins. L’avantage avec ce type de prêt, c’est que l’emprunteur peut disposer rapidement d'une certaine somme d'argent avec des mensualités et des intérêts qui ne seront réclamés que lorsqu’il utilisera cette réserve d’argent. De plus contrairement au crédit affecté, ce type de financement ne nécessite pas de justificatif d’achat. L’inconvénient, c’est que cette réserve d’argent doit se reconstituer au fur et à mesure des remboursements avec des taux souvent plus élevés qu’un crédit traditionnel.

La législation actuelle prévoit que le crédit renouvelable doit être un choix du consommateur. Ce financement doit être accompagné d’une fiche d’informations détaillée sur les conditions générales d’utilisation et d’un tableau d’amortissement contenant les taux d’intérêts (TAEG) appliqués, le capital restant dû et les mensualités à rembourser.

Le déclin du crédit renouvelable

En septembre 2009, le crédit renouvelable constituait 28,5 milliards d'euros d'emprunts. Cependant, avec l'entrée en vigueur de la loi Lagarde en 2010 sur le crédit à la consommation, ces chiffres ont baissé d’un tiers. La crise de 2008 a contribué à freiner la contraction de ce type d'emprunt. Les lois Lagarde et Hamon ont aussi contribué au déclin du crédit permanent. En effet, ces lois interdisent la reconduction automatique d’un prêt renouvelable à l’issue d’une année d’inactivité, donnant ainsi la possibilité aux emprunteurs de mettre fin à leur contrat.

Ces lois qui visaient à protéger les Français ont aussi eu un impact sur l'image du crédit renouvelable souvent associé au mot « surendettement ». Une réputation plutôt fondée, car le crédit renouvelable propose des taux extrêmement hauts. Par ailleurs, la mauvaise gestion de ce type de crédit est aussi en cause, sa facilité d'accès et le manque d'éducation financière des Français ont conduit un grand nombre d'entre eux à ne plus pouvoir faire face aux remboursements de leurs mensualités (29% d'entre eux déclaraient ne pas savoir comment fonctionne ce type de crédit selon Cbanque). En 2012, Libération titrait « Le crédit revolving est en cause dans 80% des dossiers de surendettement ».

Une utilisation plus raisonnable du crédit révolving

Après le bad buzz du crédit renouvelable, les Français qui ont choisi de conserver ce système ont décidé de l'utiliser autrement. En 2015, le montant moyen utilisé était de 223€ par mois ce qui affirme « le recentrage du produit sur deux fonctions que sont la gestion du budget et le financement d’achats de petits montants à caractère répétitif », analysait l'Association française des Sociétés Financières (ASF).

Les crédits renouvelables ne représentaient plus que 23% des dossiers de surendettement en 2015 contre 44% en 2011 et 35% en 2013. Une preuve que les lois Lagarde et Hamon ont porté leurs fruits et que les Français ont changé leur façon de consommer. Il semblerait donc que le consommateur utilise le crédit renouvelable de façon moins impulsive désormais mais plutôt comme une trésorerie complémentaire pour palier un besoin « au cas où... ».

Lucie Barguisseau

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