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Investir en achetant une vache laitière : un placement qui peut rapporter 4 %

Investir en achetant une vache laitière : un placement qui peut rapporter 4 %
  Economie
Investir en achetant une vache laitière : un placement qui peut rapporter 4 %

En ces temps de bourses en baisse et incertitudes économiques, sachez que l’on peut investir dans les vaches laitières. Cet investissement, appelé le bail à cheptel, est un placement financier qui peut rapporter 4 % en moyenne par an.

Le rôle de l’Association française investissement cheptel (AFIC)

Il existe un investissement appelé le « bail à cheptel » qui est même inscrit dans la loi depuis Napoléon. Depuis plus de 40 ans, l’Association française investissement cheptel (AFIC) pérennise ce système. Mais de quoi s’agit-il ? C’est un placement financier sans capital garanti et sans trésorerie disponible.

L’idée est simple : le particulier achète une ou plusieurs vaches. Pour cela, il faut débourser plus de 1500 euros par tête actuellement. Les fonds sont versés à l’AFIC, qui s’occupe de tout et loue ensuite ce cheptel à un exploitant. Vous ne savez donc pas où cette vache se trouve ni comment elle s’appelle…

En contrepartie de l’entretien, de la nourriture, du coût des assurances et des bâtiments nécessaires à l’exploitation, l’éleveur garde la production de lait et tous les veaux mâles nés du troupeau. Il reçoit aussi la moitié des naissances femelles. L’autre moitié sert à remplacer les vaches moins productives et à rémunérer l’Association et l’investisseur. Chaque vache qui meurt est remplacée par une autre de qualité identique, le propriétaire ne subit aucun manque à gagner.

Cette solution permet à l’éleveur locataire de ne pas avoir à engager d’importants capitaux ou à s’endetter pour constituer son troupeau. Selon l’association AFIC, plus de 800 éleveurs ont actuellement recours au bail à cheptel en France et gèrent ainsi 30 000 vaches laitières pour le compte d’un millier d’investisseurs.

Rentabilité de 4% au moins sous conditions

Ces derniers peuvent espérer une rentabilité annuelle moyenne de 4 %. Chaque année, l’investisseur a le choix : soit il intègre les génisses à son troupeau, soit il les vend (au prix du marché) et donc encaisse les gains. Dans ce dernier cas, sachez que le prix de vente n’est pas forcément identique au prix d’achat et peut même être inférieur.

Le prix fluctue en fonction des cours de la viande, des intrants, et surtout du lait. C’est donc plus un investissement à long terme, qui ne devient rentable qu’au bout de cinq ans au moins. Après deux décennies, l’investisseur a généralement doublé la taille de son troupeau.

Financer le secteur agricole offre aussi un avantage fiscal

Financer le secteur agricole offre aussi un avantage fiscal. Il faut déclarer les revenus comme « bénéfices agricoles imposés au régime réel normal ». Vous pourrez déduire de vos revenus imposables, 10 % du prix de la vache chaque année. Enfin, pour les personnes assujettis à l’ex impôt de solidarité sur la fortune, la valeur du cheptel à déclarer chaque année est basée sur le prix de la vache de réforme (carcasse), ce qui correspond à appliquer une décote pouvant atteindre 50 %.

Lydie.Dabirand

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