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Néobanques : les clients sont-ils protégés en cas de faillite ?

Néobanques : les clients sont-ils protégés en cas de faillite ?
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Néobanques : les clients sont-ils protégés en cas de faillite ?

Les néobanques séduisent de plus en plus de clients. Et pour cause, les avantages sont nombreux ! Mais que se passerait-il si l'une d’elle faisait faillite ? Qu'adviendrait-il des fonds stockés par leurs clients ?

Mais qu'est-ce qu'une néobanque ?

Les néobanques sont directement issues de l'évolution digitale rencontrée ces dernières années. En effet, les établissements bancaires classiques profitent largement des avancées technologiques permettant à leurs clients de profiter de nouveaux services comme la gestion de compte directement sur smartphone, la réalisation d'opérations en ligne ou la demande d'informations par chat, etc. Inspiré par ce phénomène, c'est ainsi que les néobanques ont vu le jour.

Aussi appelées banques digitales, ce nouveau type de banque propose des services bancaires via une application dédiée avec une gestion de compte exclusivement en ligne. Elles sont donc totalement dépourvues d'établissements bancaires physiques, contrairement aux banques en ligne avec lesquelles elles sont souvent confondues. En effet les banques en ligne tendent de plus en plus à se rapprocher des banques classiques pour profiter de leur expertise et de leurs services. Parmi les néobanques les plus prisées, on pourra citer N-26, Orange Bank, C-Zam, Nickel ou encore Anytime.

Pourquoi certains clients préfèrent-ils les néobanques ?

Opter pour ce type de banque nécessite d'être complètement à l'aise avec les outils digitaux puisqu'il n'est pas possible de se rendre en agence en cas de problème. Cela peut constituer un frein pour certains et représente un véritable avantage pour d'autres, et ce n'est pas le seul ! Seul un ordinateur, une tablette ou un smartphone équipé d'une connexion internet sont nécessaires pour accéder à une néobanque.

La création d'un compte et l'obtention d'une carte bancaire sont également très faciles, mais aussi rapides. On compte environ une semaine pour ouvrir un compte et recevoir une carte. D'ailleurs, la rapidité est l'un des arguments principaux de ses banques digitales puisqu'elles permettent également d'obtenir un aperçu du solde en temps réel, d'ouvrir une cagnotte en ligne, de procéder à un virement immédiat grâce au numéro de téléphone du destinataire ou encore de recevoir des notifications en temps réel.

Côté produits bancaires purs, certaines néobanques proposent des services d'épargne et de crédit, mais la gamme est loin d'être aussi étendue que pour une banque classique.

Côté tarif, c'est véritablement là qu'elles se démarquent. En effet, une faible participation, par comparaison aux tarifs appliqués par les banques classiques, sera demandée. Chez N26, 2€ seront prélevés lors d'un retrait à un distributeur. Chez Anytime, il faudra compter 114€ de frais de gestion par an.

Lorsque l'on souhaite opter pour une banque digitale, comparer les offres en fonction de ses habitudes bancaires sera crucial. D'ailleurs, pour souscrire à ce type d'offre, nul besoin de fournir un justificatif de revenu. Les personnes en difficultés financières, fichées au fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers ou même interdites bancaires peuvent accéder aux services d'une néobanque.

Que se passe-t-il si une néobanque fait faillite ?

La question est tout à fait légitime. En effet, les banques classiques travaillent avec un organisme nommé « Fonds de garantie des dépôts et de résolution » ou FGDR. C'est précisément lui qui a en charge d'intervenir lorsqu’une banque ne peut pas rembourser un client. Cependant, ce FGDR ne travaille qu'avec les établissements possédant un agrément de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution. Certaines néobanques disposent de cet agrément  comme Orange Bank ou C-Zam, car elles sont des filiales de grands groupes.

Mais d'autres ne possèdent pas cet agrément et ne sont donc pas couvertes par le FGDR. En effet elles sont sous un agrément d'établissement de paiement, c'est notamment le cas de néobanques comme Nickel. Ces banques digitales ne sont donc pas couvertes par la garantie de dépôt en cas de faillite. Pour autant, elles ont l'obligation légale de placer les fonds de leurs clients dans de vraies banques disposant de l'agrément et donc de la protection nécessaire en cas de faillite.

Alors, les personnes clientes de néobanques, même sans l'agrément nécessaire, seraient tout de même indemnisées en cas de faillite. Attention cependant, le remboursement émis par le FGDR en cas de faillite d'un établissement ne va pas au-delà de 100 000 euros par clients.

En somme, que la néobanque soit agréée ou pas par l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution, elle sera de toute façon couverte par le Fonds de garantie des dépôts et de résolution en cas de faillite (en admettant que les établissements non agréés respectent bien leur obligation de stocker les fonds dans une banque agréée).

Lucie Barguisseau

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