Rentrée immobilière 2019 : le point sur les nouveautés

06 Sep 2019
Immobilier

Rentrée immobilière 2019

Qui dit rentrée dit petit bilan. Quelles sont les nouveautés dans l’immobilier ? Les professionnels parlent de hausses dans certains domaines et de baisses inquiétantes ou non dans d’autres tandis que certains hommes politiques font des propositions surprenantes

Immobilier : les taux au plus bas et des prix qui montent

Les taux continuent leur baisse, ils sont à 1.17% en août, 1.20 % en juillet contre 1.29 % en mai 2019 (chiffre de l’observatoire crédits logement). Ils sont 5 fois moins élevés qu’en 2000 ! Les taux réels sont même négatifs. Il s’agit du 15e mois de baisse consécutif. La durée moyenne d’emprunt est de 227 mois, moins de 19 ans. Un chiffre un peu en baisse.

Selon le baromètre LPI se loger de juillet 2019 les prix ont augmenté de 3.8% en un an. Le m2 vaut en moyenne 3 437 euros.

Le prix dans l’ancien est à la hausse de 4% et aucune baisse n’est attendue par les professionnels dans les zones tendues. Les prix augmentent dans certaines grandes villes comme Nantes, Rennes, Bordeaux, Lyon, sur la façade atlantique et méditerranéenne. Mais le reste de l’hexagone ne suit pas le même rythme avec une stagnation des prix et parfois des baisses dans certaines régions.

Paris passe le cap des 10 000 euros le m2

Paris a passé le seuil des 10 000 euros du m2 cet été. L’achat moyen dans les capitales se monte à 466 873 euros pour 48 m2. Ceci l’explique par l’effet Brexit qui booste les achats dans l’immobilier de luxe, des taux d’intérêt bas qui incitent à investir dans un marché tendu…

Mais ce nouveau record change le visage de la capitale : les propriétaires ne sont plus des employés et des ouvriers mais des cadres, souvent des couples, avec des hauts revenus. 90% des acquisitions de logements anciens à Paris sont faîtes par des CSP + selon les notaires parisiens.

1 million de transactions en 2019 ?

Fin juin on comptait déjà 985000 transactions et la Fnaim table sur plus d’un million fin 2019. Le marché est dans le positif avec 9.8% de plus de transactions en trois mois selon le baromètre LPI se loger de juillet 2019.

Dans la capitale : acheter le bâti sans le foncier et bloquer les loyers

La mairie de paris a annoncé qu’elle voulait proposer d’ici la fin de l’année un nouveau dispositif « pour diviser par deux le prix de l’accession à la propriété ». L’idée serait d’acheter uniquement le bâti uniquement et pas le foncier, qui resterait propriété de la ville de Paris.

« Cette mesure, dont le décret existe, concernera un maximum de logements, même s’il y a peu de foncier à Paris. Mais à chaque fois qu'on aura la possibilité de faire cela, nous le ferons. Cela permettra d'avoir des centaines de logements moins chers que ce qu'on a aujourd'hui », indique Ian Brossat, adjoint au maire.

ce dernier a aussi proposé aussi de suivre l'exemple de Berlin et veut bloquer les loyers dans la capitale. En France, un maire n’a pas le pouvoir de bloquer les loyers. Il a besoin de l’État pour le faire. L’État devrait nous donner les moyens de remettre de la régulation dans ce secteur privé qui est devenu fou», a-t-il indiqué à la presse.

En Corse l’assemblée veut exproprier les non-résidents

Le président de l’Assemblée Corse Jean-Guy Talamoni a réaffirmé fin août 2019 son intention d’exproprier les acheteurs non-résidents en Corse. Il veut que l’achat de biens soit réservé aux Corses et aux résidents permanents (avec 5 ans de résidence au moins). Cette disposition a déjà été votée en 2014 par l’assemblée de Corse mais elle n’est pas applicable en droit français. L’élu corse indique que « cette disposition pourrait faire baisser le prix de l’immobilier dans l’île ».

Le président de l’Assemblée de Corse a aussi proposé de «taxer lourdement les résidences secondaires» de l’île, sauf celles appartenant à des Corses. «L’idée serait de taxer lourdement les résidences secondaires tout en exonérant les résidences patrimoniales, c’est-à-dire celles qui appartiennent aux Corses, en particulier dans leurs villages», a indiqué l’élu indépendantiste, lors d’une conférence de presse.

Le logement neuf à la peine

Alors que le prix du neuf augmente moins vite que celui de l’ancien, les professionnels constatent dans le même temps une baisse du nombre de mises en chantier : moins 6.1% d’avril à juin 2019. La baisse est encore plus forte pour les logements collectifs, moins 8% (3.1% pour les logements individuels).

Le nombre de permis de construire délivrés a augmenté de 2.5% après une baisse de 0.5%. Entre juin 2018 et juin 2019 409300 logements ont été mis en chantier en France (chiffre le plus bas depuis 2017) et 446900 autorisations ont été délivrées (chiffres du ministère de la Cohésion des territoires). Ces mauvais chiffres s’expliquent par la diminution des aides de l’Etat type PTZ et APL accession.

Plus de dématérialisation des démarches

A partir de 2022, les communes de plus de 3 500 habitants devront disposer d’une téléprocédure leur permettant de recevoir et d’instruire sous forme dématérialisée les demandes d’autorisation d’urbanisme (permis de construire, certificats d’urbanisme, déclarations préalables de travaux…).

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