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Pièces et billets : toujours très prisés en France

17 Jul 2018
Economie
Article mis à jour le
Pièces et billets : toujours très prisés en France

On les pensait aux oubliettes face à la déferlante du numérique, du commerce en ligne, des paiements sans contact ! Que nenni, la pièce et le billet en euros résistent toujours. La Banque de France, qui approvisionne le pays, a émis plus de billets et de pièces en 2017 qu’en 2016. Et cela a contenué en 2020 !

Une forte demande en monnaie fiduciaire

En décembre 2017 l’émission nette de billets en France s’élevait à 129 milliards d’euros, soit une hausse de 7.6%. L’augmentation est un peu moins forte pour les pièces, avec 3.5 milliards et plus 4.4%. Dans le monde la valeur totale des billets et pièces en euros en circulation a augmenté de 4%. A noter aussi que, selon la Banque Centrale Européenne, un tiers des billets en euros en circulation est détenu à l’extérieur de la zone euro. Les envois nets de billets en dehors de la zone euro équivalent à environ 170 milliards d’euros (Source BCE, Le rôle international de l’euro, Juin 2019).

Au 31 décembre 2020 la valeur des billets en euros en circulation s’élevait à 1434 milliards d’euros et à 30.4 milliards pour les pièces. Selon la banque de France la valeur moyenne du billet prélevé dans un DAB est de 26 euros. (Sources Banque de France)

Ce dynamisme de la monnaie fiduciaire s’effectue en parallèle du développement d’alternatives aux paiements en espèces comme le sans contact, le commerce en ligne, les paiements par cartes bancaires très développés…

Une étude de la banque centrale européenne publié en décembre 2020 (étude Space sur les habitudes de paiement des ménages) montre que c’est le Français qui utilise le moins d’espèces en Europe (en valeur) mais que le montant des espèces en circulation a augmenté.

Seuls 9 % des Français déclarent privilégier les espèces pour régler leurs achats en magasin contre 27% en Europe. 12,3 euros, c’est la valeur moyenne d’un paiement en espèces en France contre 7.5 euros avant. Cela reste faible par rapport à la moyenne européenne.

39 % des Français ont réduit leur utilisation des espèces depuis le début de la crise sanitaire. Le paiement par carte et notamment sans contact est en hausse : 69% déclarent privilégier la carte bleue pour les achats du quotidien.

Mais où sont les billets de banque ?

Les Français utilisent moins les espèces que leurs voisins européens pour payer en magasin. Mais les pièces et les billets sont plus prisés pour les petits achats du quotidien, comme le pain. Un vrai paradoxe qui soulève une question : où sont donc tous les billets et pièces émis en plus et notamment les billets de 50 euros ?

En 2020 le billet ne serait ainsi détenu qu’à hauteur de 35 à 40 % pour des transactions, le reste est donc gardé bien au chaud à la maison. La Banque de France émet l’hypothèse que tout cet argent liquide est gardé « à des fins de thésaurisation ». Le fameux bas de laine sous le matelas en somme ! Selon une étude de la Banque Centrale Européenne de 2017 un Européen sur 4 a des réserves en pièces et billets chez lui. Le billet en euros se transforme alors en réserve de valeur.

Les règles à connaître pour utiliser des pièces et des billets

On ne peut pas faire n’importe quoi avec les billets et pièces en euros. Petit rappel d’abord : c’est le seul moyen de paiement qui ne peut pas être refusé, contrairement aux chèques et cartes ! Mais on ne peut pas payer en liquide avec plus de 50 pièces. Des plafonds sont imposés en cas de paiement en espèces : 460 € pour un acompte, 1 500 € pour les salaires ou fractions de salaires, 3 000 € au maximum pour les particuliers résidents en France, 1 000 euros chez un commerçant et 300 euros dans l'administration.

Seuls les billets et les pièces en euros ont cours légal en France et doivent être en bon état, un commerçant peut les refuser si ce n’est pas le cas. Mais ce dernier ne peut afficher qu’il refuse de prendre les billets en euros.

En cas de doute sur le moyen de paiement (suspicion de faux billet par exemple), le commerçant peut demander au client son identité. Le commerçant peut vous demander de faire l’appoint. Donc il n’est pas obligé de faire la monnaie.

A noter : si au lieu de thésauriser les Français veulent épargner, ils peuvent le faire sans risque : l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) publie et met à jour une grande liste noire des sites qui peuvent mettre votre épargne en danger. On ne recense pas moins de 600 sites sur quatre listes.

Rédacteur