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Le surendettement bancaire recule en France
  Banque

Depuis 2014, après deux décennies de hausse, le surendettement a tendance à baisser en France, un des pays les plus bancarisés d'Europe.

Diminution du nombre de foyers surendettés

Depuis la mise en place de la loi Lagarde en 2010 permettant de renforcer la protection des consommateurs emprunteurs et de limiter le surendettement, l’observatoire de l'inclusion bancaire constate que les commissions de surendettement ont reçu 11% de dossiers en moins en 2016.

Une baisse de 2 % du nombre de foyers surendettés avait déjà été constatée en 2014 suivi d’une nouvelle diminution de 6% en 2015. L’institution souligne les effets positifs de la loi Lagarde après deux décennies de croissance continue concernant les dossiers déposés dans les commissions de surendettement.

Cette chute du surendettement des ménages français est en grande partie dû à la baisse des crédits à la consommation qui représentaient 58% des dossiers déposés en 2011 contre 39% en 2016.

A savoir que la plupart des foyers surendettés habitent en zone rurale et que l’endettement moyen par ménage est d’environ 42 000 euros.

Encore une forte fragilité bancaire pour certains ménages français

Malgré une évolution concernant la baisse du nombre de foyers surendettés en France, il existe toujours 2,4 millions de clients en situation de fragilité financière. Auquel s’ajoute plus de 500 000 personnes qui ne sont pas bancarisés.

Afin de lutter efficacement contre ce phénomène, un droit au compte bancaire est prévu pour toutes personnes domiciliées en France. Pour cela la Banque de France est en charge de désigner les établissements de crédits permettant la mise en place de ce mécanisme. La liste des établissements désignés a progressé de 115% entre 2008 et 2015 mais diminuée de 3% l’an dernier.

Il faut noter que parmi ces 2,4 millions de clients en situation bancaire difficile, 1,3 millions sont interdits de chéquier à la suite d’émission de chèques sans provisions.

Alors que le fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers FICP recense 2,6 millions de particuliers dont 1 million d’entre eux ont déposé un dossier de surendettement.

L’Observatoire de l’inclusion bancaire note que des progrès sont encore à faire concernant les offres spécifiques créées par la loi de séparation et de régulation des activités bancaires de juillet 2013. En effet cette dernière prévoit des offres à hauteur de 3 euros par mois avec une carte de paiement et une limitation à deux chèques mensuels pour les personnes interdites de chéquier.

Pourtant seulement 250 000 personnes soit 10% de ceux considérés en fragilité bancaire ont bénéficié de cette offre, comme l’explique François Villeroy de Galhau, gouverneur de la Banque de France, « il faut sans doute mieux expliquer cette offre qui est refusée par un certain nombre de clients par stigmatisation. »

Des frais bancaires toujours élevés

Le rapport annuel de l’Observatoire de l’inclusion bancaire note que des frais importants sont prélevés sur les comptes bancaires dont la provision est insuffisante et que cela concerne des personnes déjà en situation de fragilité bancaire.

Le montant moyen des commissions d’intervention s’élève à 182 euros par an. Les banques facturent, lorsqu’elles honorent un chèque ou un virement alors que le client est déjà à découvert, de l’ordre de 4 euros par opération plus 20 euros par mois pour les particuliers ayant souscrit à l’offre spécifique précisée précédemment.

Quant aux frais de rejet des chèques et des virements, la facture s’élève en moyenne aux alentours à 162 euros par an.

Antoine L

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